La journée commence tranquille… jusqu’au moment où je rencontre un rondin de bois.
Lui, il roulait.
Moi, je roulais.
Et forcément, à un moment, nos destins ont décidé de se croiser.
BAM.
On aurait dit que le rondin m’avait dit :
« Bonjour, je viens ruiner ton alignement. »
Je me dis : « Bon, ça ira… peut-être. »
Quelle naïveté.
J’arrive ensuite devant un rond-point, je veux tourner le volant… et là, j’apprends une nouvelle dévastatrice :
ma direction assistée a pris sa retraite sans prévenir.
Un départ discret, sans pot de départ, sans discours.
Juste un :
« Frérot, débrouille-toi maintenant. »
Donc j’attaque le rond-point façon haltérophilie :
j’ai dû forcer sur le volant comme si j’essayais d’ouvrir un bocal de cornichons possédé.
Depuis, la voiture ne roule plus droit.
Elle fait la star : elle penche un peu, elle zigzague, elle improvise.
On dirait qu’elle veut entrer dans Danse avec les voitures.
Moi, je suis là à chaque virage :
— S’il te plaît… juste une ligne droite… une petite.
Et la voiture :
— Non. J’ai pris goût à la liberté depuis le rondin.
Bref, j’ai perdu ma direction assistée…
Et j’ai gagné un véhicule freestyle, champion du monde du pas-droit.

